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22/08/2009

Brûlons nos soutiens gorges !

"Travailler avec des femmes, c'est vraiment dur"
"C'est toujours comme ça avec les femmes, au bout d'un moment, ça jalouse"
"On arrête pas de parler et on brasse de l'air"
"Rah la la les bonnes femmes, ça sait que se crêper le chignon"
"Bah les femmes, ça fait les langues de vipères, ça cancanne. Ce qu'il y a de bien avec les homes c'est que ça se tape dessus pour une mise au point et après ils vont boire une bière"
Toutes ces phrases ont été prononcé par des femmes.

Attendez une minute. Nous sommes en...2009. Genre, il est passé de l'eau sous les ponts depuis la Préhistoire et les femmes qui restent à la caverne, ou ya lonnnnngtemps qu'on nous a donné le droit et l'obligation de réfléchir à notre condition de femme. Sauf qu'on a pas bougé d'un chouilla dans notre tête. Si on vote, on ne fait plus la vaisselle si ça nous casse les pieds, on gagne parfois plus que les hommes, on est trop forte au poker et j'en passe... Mais finalement, non, dans notre regard, quand on imagine une femme, les mêmes clichés subsitent entre nous : bavarde, langue de vipère, hypocrite, sournoise... Nous sommes incapable de nous serrer les coudes.

Et pourtant dieu (qui ?) que nous en avons besoin. Pas contre les hommes. Non. Plutôt pour nous permettre de nous améliorer. J'ai une piètre estime de moi. C'est un truc de femme ça. Je pense pas que ce soit caricatural de dire ça. Mais demandez à cent hommes s'ils s'aiment et posez la même question à des femmes...

Une amie scoiologue m'a même avoué qu'elle avait déjà qualifié une collègue d'hystérique. C'est un adjectif tellement sexiste ! Tenez, faisons un test : donnez moi cinq melioratifs pour les filles et cinq pejoratifs.

On pourrait dire : jolie, agréable, intuitive, douce, maternelle. Et : lunatique, irritable....Et bon là je suis fatiguée, mais juste pour dire que, la plupart du temps, peu d'idées positives, et tournées vers l'intellect s'accolent aux femmes. Beaucoup sur la maternité, la rondeur, le physique...bref, rien de valorisant, au premier abord. Les gommes auront plus le droit aux mathématiques et au sens carré des choses. Nous sommes souvent dépeintes comme brouillonnes et allant dans tous les sens.

Bref, les filles, va falloir se bouger et serrer les rangs. Tenez des adjectifs sympas pour vous aider : intelligente, raisonnable, créative, sûre d'elle...!!

Certains hommes que je connais, acquis à la cause du féminisme, qui me lisent depuis longtemps (suivez mon regard), vont sans doute tiquer sur certains passages. Vous pouvez. Mais rien n'enlève au fond du souci qui est que si beaucoup de femmes sont maltraitées et restent dans cet état de fait, c'est aussi du à un manque d'estime de soi. Bah oui, si je me sens légitime, et forte, je laisse pas le looser aviné/ alcoolique/ drogué/ débile (rayez la mention inutile-ou pas) me toucher et je me casse en courant (après lui avoir pêter deux dents) !

19/07/2007

Décidément...

Quelque chose me fait rire depuis quelques jours. Rire sous cape en fait. Je suis lue ! Surtout par les tourquennois... Il suffit que j'écrive "Tourcoing" dans mon texte et hop ! La plupart des institutions, des journalistes et élus de la ville, me lisent. C'est Google news qui permet cela. Il suffit de le calibrer pour que l'occurence que vous cherchez vous amène aux articles récents où votre mot fétiche se trouve.

J'ai déjà eu quelques reflexions. Genre "attention" ou "ah! c'est vous!". Apparemment, les infos sur "Tourcoing" (deux fois plus de chance d'être référencée!) sont peu nombreuses. Donc on arrive à me lire.

 Malheureusement, je viens de lire dans les statistiques une ligne qui m'effraie...on a copié l'adresse d'une photo de ce blog sur celui de Sieur Vanneste (pensez vous qu'il me lise ?) en commentaire. Et on l'a utilisé pour critiquer, j'en ris encore, le "lobby gay". Les termes se veulent injurieux. Je les trouve hilarants! Je n'ajouterai rien de plus.

J'avais pensé parler de la mairie et du journal. Mais la prudence s'impose. Vous le comprendrez. Et puis quel intérêt à court terme? En soit, la condition du journaliste en elle-même est bien plus intéressante. Mais j'aimerais souligner que je n'avais jamais vu dans n'importe quelle municipalité un tel travail de communication. C'est sûr qu'on pourrait parler de proximité. Mais je pense que le cadre d'une ville champignon (terme personnel que j'expliquerai plus tard...) qu'est Tourcoing fait qu'une certaine image doit passer au public. Ce travail est remarquable. Et même moi qui aies d'habitude la tête dure contre la communication, je dois dire que je m'émerveille tout le temps de ce qui est fait pour nous donner toutes les pistes de travail. Mais forcément ça va plus vite, forcément on nous mache le travail...

Donc comme je disais, avant de dire du bien de gens dont je devrais pourtant me méfier comme la peste ( et avant d'être interrompue par moi même comme dirait feu desproges). Pouf Pouf, donc comme je disais, je parlerais du boulot de journaliste en soi. Au sein d'une rédaction. Seul devant la source. Seul devant son écran. Au milieu d'une classe de futur comme lui. Pour que les critiques faites aux journalistes puissent simplement prendre un peu de recul. Et y a du boulot.

Il y a en ce moment, la préparation d'un cycle des médias sur Lille. Il se déroulerait courant novembre à l'Univers. Cycle des médias...alternatifs. Certains d'entre vous connaissent peut-être la Brique, le Bretzel (prix libre en vente ici), la Wassingue, l'Oeil....ce sont autant de publications qui vont se réunir à cette date là et s'autocongratuler. Et dire que le reste des médias est vendu au grand capital, que travailler dans un journal c'est accepter ce qu'il y a écrit dedans. Que tous les autres sont pourris et que c'est nous les meilleurs d'abord.

Le problème avec cette type de presse (alternative, vous me suivez?), c'est que quand on leur dit que c'est plus complexe que ça, ils nous traitent d'intellos-bobos-antianarchistes et j'en passe. Je ne suis pas là non plus pour dire que la presse dominante (se référer à G.Balbastre) est parfaite. Que tous les journalistes sont géniaux et que je brûle d'envie de faire ce boulot là pour le restant de ma vie (si en fait je veux). Mais aussi pour dire que les coincés du cul de la maudite presse alter, ils commencent à me courir sur le haricot.

La grande presse (dominante) a tout à nous apprendre. A écrire déjà. A mettre en page. A ne pas faire de fautes. A avoir des sources. A ne pas croire toutes ces sources (surtout si elles portent un manteau kaki avec marqué "mort à tout", qu'elles ont une crête sur la tête et qu'elle te disent "moi je" alors qu'elles se sont jamais sorti le doigt du...voyez quoi).

J'ai appris énormément dans la grande presse. A ne pas pleurer quand on vous assène droite sur droite verbale. A ne pas moufter quand on vous donne un énième sujet de centre aérés (sur Dunkerque tous les centres aérés ont le même thème-les même activités, on s'arrache les cheveux à essayer de ne pas écrire les même choses sur une dizaine de centres...). A gérer son temps. A devenir sociable ou à ne pas l'être. A voir qu'un changement de hiérarchie d'une année sur l'autre, vous change tout une ambiance de travail et d'écriture.

 Bref, le premier qui dit que la Voix du Nord ou Nord Eclair ou Libération (c'est pour ajouter au référencement, je pourrais ajouter le Figaro mais j'avoue que ça me ferait mal...) ne servent à rien, se fourre le doigt dans l'oeil, jusqu'où il veut (mais le plus loin sera le mieux). Je ne dit pas ça parce que j'y travaille. Je ne dis pas ça parce qu'on va me lire. Mais parce que vraiment j'y crois. Une presse alternative ne devrait pas être une solution "à la place de". Mais bien des outils de pression pour que les autres journaux travaillent mieux. 

Que les journalistes qui veulent faire un meilleur boulot puissent le faire. Puissent retrouver l'essence même de leur fonction : (au choix selon vos affinités) : frapper là où ça fait mal, parler des vrais gens, aider à comprendre, ouvrir les yeux, découvrir...

 

Ps : muck racker : fouille merde (journalistes d'investigation chez nos confrères étasuniens). Prétentieux n'est-ce pas ? Je sais...

 

medium_FH000020.JPG Cité administrative. L'enfer commence ici. Ou finit pour les plus chanceux...

14/07/2007

Nombril

Je vais vous faire un très rapide coup d'oeil de ce à quoi je ressemble. Je pense que ça expliquera pas mal de mes choix, et que certaines choses pourraient vous paraitre plus limpides après ça.

J'ai 22 ans et je suis en passe d'avoir deux licences. Une d'histoire, une de journalisme. La première ne me servira sûrement plus. Quant à la seconde... Je préfère éviter le sujet. Son seul effet actuellement a été celui d'être la voie d'entrée au CDD de remplacement de l'été de la Voix du Nord.

Je coche la case célibataire sur ma demande de bourse du CROUS mais je ne suis pas seule. Je vis sur Lille, bientôt sur Roubaix. Avec mon frère qui entrera en BTS photo. Mes parents sont issus de la classe moyenne mais de sa tranche la plus basse, au regard des impôts qui ne nous demandent pas un rond. Je me laisse souvent porter par le mouvement, même si je l'impulse parfois et je suis du genre incapable de trancher une décision "là tout de suite comme ça hop!" et ça a plutôt bien marché pour le moment.

Je bosse à la Voix du Nord pour un mois en CDD. Ceci payé un peu plus de 200euros au dessus du SMIC.

J'ai bossé dans un journal appartenant à la Voix du Nord, Le phare Dunkerquois, pendant quelques mois, il y a de ça un an. J'ai fais pas mal d'inventaires. Des saisies de texte. Des trucs interimaires. Tout ça payé au SMIC.

J'ai bossé dans un journal étudiant lillois, écrit pas mal de trucs à droite à gauche, en pigiste et correspondante. Bossé dans un restaurant trois étoiles pendant deux jours. Tout ça pas payé.

Et bossé dans un bar marocain pendant quatre jours (j'en ai fait une chronique que je vous livrerais cette semaine sans doute). Ceci payé au noir.

Soyons d'accord, je n'ai rien connu. Mais je pars du principe, que c'est déjà pas mal et que je dois en parler. Essayer. Et que ces expériences me permettent de prendre du recul sur des situations et parfois être devant de grands dilemnes.

 Exemple du moment : Continuer ce qu'on appelle "la voie CDD" et gagner raisonnablement ma vie ( au regard du marché du SMIC), par intermittence ou retourner en étude et vivre de la bourse (et de mes parents) ? Le recul est permis, parce que je sais ce que je veux faire de ma vie. Ne pas faire ce journalisme là. Mais le dilemme de l'argent ajoute à l'épreuve (dépendance aux parents, avenir d'une presse alternative...).

 Vous voyez le personnage ? Un petit schéma de moi. Succint certes mais sociologiquement exploitable.

Ps : Le mot sociologique revenant souvent dans mes textes, je vous prie d'y voir une private joke. Les concernés comprendront. Pour faire vite : je hais les sociologues parce qu'ils se prennent la tête pour des choses importantes et qu'en plus ils ont rarement tord.

 (toutes les photos et dessins de ce blog sont issus du cerveau de mon frère)

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