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18/08/2009

Never surrender. Nerver ? Never !

On me dit dans mon oreillette que la vie d'ouvrier est la vraie vie. Ou un truc dans le genre.
Allez. Culpabilisez pas. Vous vous êtes dit, à un moment de votre vie. Aplusieurs, même si ça se trouve, et si vous êtes de gauche, que vous ne méritez pas votre vie. Que vous devrier vivre comme ceux qui galèrent. Que vous êtes un privilégié. Vos parents vous ont répétés que vous ne deviez pas vous plaindre. La télé nous le serine. L'Etat nous le chante tous les jours.

Bah ça marche pas comme ça. Vous avez mérité le bonheur et les mecs qui bossent à s'en faire des TMS* le méritent aussi. Pas plus pas moins. Mais il le méritent. Si on s'est toujours dit qu'il fallait émanciper le peuple opprimé c'est aussi à lui de se bouger le cul. Là j'ai bien envie d'aller fourrer une bonne centaine de masques en spun et meltbow (comme c'est joli ces petits noms de matières) dans le fion de la Parisot pour qu'elle arrête de nous déverser des flots de conneries liquides. Mais est-ce que je le fais ? Bah non.

Ne culpabilisez jamais de ce que vous avez. Parce que vous n'aurez jamais assez. Nous méritons une vie sécurisée, pacifique, confortable, verte, équitable et jolie. Bordel. Pas un succédanné de "souris et bosse pour trois sous". Le travail c'est pas la santé. Nos acquis ne sont pas des privilèges mais des dus. On y est, on y reste. On a souffert, on y tient.

Ci-dessous, je me plains, mais pas pour vous apitoyer. En tout cas pas pour me faire mousser, genre je souffre, je suis une héroïne (quoi que si vous voulez le faire, ça me remontrait le moral, je déconne). Mais pour montrer la réalité d'un travail qui te casse physiquement et ne te fais pas grandir intellectuellement. Juste humainement.

 

 

* TMS : troubles musculo-squelettiques, les douleurs ciblées que ressentent les caissières, et les ouvrières qualité sur les masques. Entre autres...Vous voyez quand je lève mon coude gauche ? Bah ça tire dans mon cul et ma nuque. Mais ça pourrait être pire. "Je prends deux dafalgans tous les week-end parce que j'ai trop mal au dos" "j'ai jamais eu mal au dos dans mon ancien boulot, mais là, ça me détruit" selon deux de mes collègues. Et j'ai deux stigmates. Les poignets tous rouges et griffés dans le prolongement du pouce à cause du frottement quand je ferme les étuis.

12/05/2009

Ahhhhhhh.....

Enfin une bonne nouvelle dans ce monde de crise, je vais pouvoir racheter Charlie Hebdo.

Val quitte Charlie

 

 
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