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17/02/2010

Vive le Hallal !

En ce moment, à Roubaix, une "polémique" agite le maire PS qui en plus d'être un radis (fakir powa) doit fermement s'emmerder.
J'explique rapidos : Le fast-food Quick a arrêté de servir du bacon et remplace celui-ci par de la dinde. Alors haro sur le musulman un peu partout dans la "presse" qui elle aussi s'emmerde ferme et se sent obliger de pointer du doigt la manoeuvre, qui se veut, si vous voulez mon avis, avant tout commerciale.

Mais bref, en fait, on s'en fout. Je voulais juste dire, en passant : manger Hallal c'est bien meilleur que Haram. Si, si je vous jure. J'achète ma viande dans les boucheries musulmanes et je peux vous dire que, niveau prix, et niveau goût franchement ça n'a rien à voir. Si en plus la bouffe Hallal pouvait être bio en plus, franchement j'adhère et je laisse tomber le porc empoisonneur du sol breton !

Ma période végé me manque...

08/02/2010

Continue without flu

J'ai perdu mes mères. Une bonne dizaine. Comme ça, d'un coup. Pouf !

MH-Bon comme tu dois t'en douter, tu ne seras pas renouvellée.
Mje me tortille sur ma chaise.- Ouais je le savais.
MH-Mais bon si jamais on a besoin de gens on rappellera les filles.
M-Mouais, je vais pas compter là dessus.

Et même que parmi mes mères yavait un mec. Voire plusieurs en fait. 
Merde.
Mais c'est qu'ils me manquent tous. Il est 5H15, ils bossent depuis quinze minutes et j'arrive pas à me dire que je ne les reverrai pas, pas tout de suite. Comme Fatima disait "on se reverra sans doute, mais c'est dur. Dur de repartir de zéro, de faire la connaissance de nouvelles personnes. De refaire confiance".

Comme dans une relation amoureuse, j'ai l'impression d'avancer à tâtons, que je n'arriverai pas à trouver de personnes comme elles. Que leurs rires et leurs histoires à elles m'ont baigné pendant des mois et que je me retrouve toute nue, fragile presque ridicule. Ridicule d'écrire ça ici, que finalement je fais du beau cinéma. Mais comme dans une relation amoureuse, je ne me suis pas cachée pendant ces 6 mois, j'ai toujours été telle que je suis, mordante quand il le faut et joyeuse quasiment tout le temps. Retourner à la vie que je me suis forgée, pleine de pudeur et de retenue me met mal à l'aise. Il y a du boulot pour devenir celle qu'on a toujours été, et elles m'ont donnée envie d'y arriver.

Une relation amoureuse terminée par une rupture en bonne et due forme, que j'irais signer dans la semaine et que les autres appellent "solde de tout compte".

A toutes mes mères, je leur dis merci et je leur rendrais ce qu'elles m'ont apporté : les zygomatiques figés et l'envie d'en découdre coûte que coûte.

23/12/2009

No comment

Pendant le pot de fin d'année

Martine : -Ca fait bizarre de ne pas savoir. J'ai été quand même 15 ans dans la même entreprise.
-Tu faisais quoi ?
Martine : -J'étais dans l'imitation de fourrure. J'aimais bien. On faisait de tout. Echantillonage, encartonnage, visite et tout. Avant j'étais bobineuse. On bossait près de la Lys. On avait un peu peur des rats qui pouvait remonter dans la benne. On se plaint ici mais dans cette entreprise-là, c'était encore pire. Ca hurlait de partout. Et on se faisait insulter tout le temps.
-C'était quoi bobineuse ?
Martine : -On avait de grosses bobines de fil à dérouler et on devait les mettre sur de plus petits cônes qui passaient ensuite à la teinture.
-Tu as été licenciée ?
Martine : -L'entreprise a fermé. Et le truc de fourrure a licencié. Et encore depuis. On a été les premières a être licencié parce qu'on avait râlé. Le chef nous appelait "pétasse" et quand on tirait les chariots, il disait "allez, allez". Comme si on était un troupeau de vache. Il aurait eu un bâton c'était pareil.
Nathalie : -Ou la cloche. 
Elles rient
Martine : -Ca a été jusqu'à l'inspecteur du travail. On ne voulait plus de cet homme. Il était odieux et détestait les femmes. Tu sais, ça fait bizarre, avoir travaillé 15 ans dans la même boîte et devoir s'adapter à une nouvelle usine. D'où on va encore partir. Devoir connaître de nouvelles personnes, faire de nouveaux trucs. Quand je me suis fait licenciée ça m'a fait... "ppfouuuh" (elle fait mine de s'écrouler). Je travaille depuis que j'ai 16 ans et...bah c'est dur.
-Tu as quel âge ? 
Martine : J'ai 50 ans. Et encore quelques années avant la retraite.
Nathalie : -Moi depuis que j'ai 14 ans. Et pareil ça fait drôle de se retrouver au chômage. De devoir bouger, changer. En plus je travaillais de 14 à 21 ans chez mes parents, donc pas déclarée.
Martine : -Pas déclarée ? Tu vas faire comment pour cotiser ? 
Nathalie : On verra bien...Je vais voir pour faire des démarches. Sinon j'ai bossé dans les cartonnages. Et là c'est horrible. Les mains en sang. Et on se faisait insulter à tour de bras. La conductrice de machine augmentait le rythme et nous disait "bah alors on traîne ?". Tu aurais vu l'état de mes mains... En fait, on devait adapter les cartons aux boîtes. On devait couper le carton ondulé, le poser et en les tenant, ça coupait les mains. Si tu demandais à mon mari l'état de mes mains. Horrible. Horrible. Je suis restée 8 mois.
Martine : -J'ai fait Lamylutti, les chocolats, et les champignons de la Gontière...
-C'était comment les champignons ? Accroupis ? Non, à hauteur d'homme sur des tapis ?
Martine : Oui et aussi en hauteur, on grimpait en hauteur pour attraper les champignons sur les plateaux. C'était très fatigant. On avait pas d'horaires. On pouvait commencer à 5H le matin et finir à 7H le soir. Avec une pause de 15 minutes. Il fallait faire le rendement. C'était au rendement. En période de fêtes c'était pire. Au bout de deux mois, j'ai été voir la contredame et je lui ai donné mon seau et mon crochet. C'était notre matériel. Elle m'a dit "Ah bon tu t'en vas ?", je lui ai dit "oui, je vous rend tous ça. Je m'en vais. Je n'en peux plus."

 
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