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01/09/2008

Les deux pieds dedans et le nez pas loin

"-Bonjour, je vous appelle pour savoir si vous avez des CDD de journalistes en ce moment?

-Je vais chercher votre dossier. Ah oui... Hum... Bon votre fiche de notation est revenue de Calais et on ne vous a pas rappelé parce que c'était moyen.

-Moyen ? Je pensais que ça avait été avec le chef d'agence. L'adjointe beaucoup moins. Mais...

-Orthographe moyen. Souci du détail moyen. Originalité moyen.....Moyen quoi.

-Pourtant on m'a fait confiance sur de gros sujets.

-Oui mais c'est moyen. La fiche a été remplie par A. M.

-Ah bien sûr l'adjointe.

-Oui mais le chef d'agence nous a appelé après et... D'ailleurs j'ai la fiche de Tourcoing, c'était mauvais aussi.

-C'était il y a un an. Mais j'ai fait d'autres contrats depuis Calais.

-Oui. Mais voilà. Nous avons proposé les autres contrats aux meilleurs CDD. Si nous en avons plus tard, peut-être que nous vous rappellerons"

 

Ce "peut-être" est un jamais. Sauf qu'à la RH on accroche les CDD aux "peut-être". Depuis juin dernier, on me serine ce "peut-être". Depuis bientôt trois mois, je refuse des vacances, des petits boulots parce que "peut-être" que je pourrais continuer à faire ce si bel métier. Vous savez bien celui de JOURNALISTE. Cet être si éclairé et si héroïque que quand il écrit les stylos se pâment.

Les deux agences qui posent problème ont été les deux agences où mes convictions politiques ont quelques peu été remises en question. Le rouge teinté peu de noir ne fait pas bel effet sur les murs bleus de la presse locale. A Tourcoing, je faisais là mon premier CDD. On m'appellait la stagiaire pour faire court. Cette agence à une réputation difficile. Toutes les autres locales où je suis passée me l'ont confirmé. "Si en moins d'un mois tu as comrpis qu'il y avait une ambiance pourrie. c'est que ça devait être vraiment naze comme agence" m'a-t-on dit à Villeneuve d'Ascq. J'ai travaillé comme une dingue sur la grève des pêcheurs de Calais. Les ai suivis à 7heures du mat sur leur bateau, les ai suivis devant les CRS, les ai suivis dans leur réunions enfumées. Je pensais avoir dit ce qu'il fallait dire. Je pensais avoir fait du bon boulot. A tort.

On me taxera de mauvaise perdante. De langue de pute. De mauvais journaliste tout simplement.

Et alors ? Je prèfère aller mouiller mes godasses ailleurs que moisir dans l'attente inespérée d'un autre contrat. Ce journal me traite de nulle. Soit. A l'Huma et ailleurs on me traite autrement. Sûrement que l'école par laquelle j'ai appris le métier ne m'a pas enseigné l'écriture estampillée Voix du Nord. Vous savez, cette écriture où la situation des marins n'intéresse pas le lecteur "mais le nombre de kilomètres de bouchons sur l'autoroute si."

Toutefois (ahhh ouiiii quand même!). SI vous avez du boulot à me confier, je suis jeune, dynamique et là, j'ai légèrement les crocs.

31/08/2008

Test Test

Allez chers amis prenons le taureau par les c***lles et jettons nous dans la grande marmite de la réalité.

Oui je suis dans le vivier de la Voix du Nord et force est de constater que les gens qui n'y travaillent pas, ne savent pas comment on y vit. En fait, déjà, sachez qu'on y survit plutôt.

Pour avoir un contrat dans cette grande entreprise, il faut déjà appeller. Un morceau de la RH ne s'occupent que des CDD, apparemment de journalistes et d'autres choses (maquettiste...?? je ne sais pas encore). Quand on appelle cett entité, c'est souvent négatif. Pas de contrat, rien sur le feu. Pour ce qui suivent depuis ces deux mois de vacances, je n'ai rien eu. Pas une pige, pas un boulot. J'ai donc envisagé de faire le siège téléphonique du journal. Je les appelle deux fois par semaine. Apparemment les contrats reviendront sous peu. Je reste optimiste.

Pour être un bon CDDiste il faut :

-Aimer sa voiture et être capable de se déplacer partout (en moins de 2 mois j'ai fait Villeneuve d'Ascq, Bethune, Cambrai, Calais)

-Etre libre au dernier moment (les appels arrivent souvent le lundi matin pour l'après midi ou le mardi, et le vendredi pour le lundi)

-Accepter toute proposition (sinon ce serait cracher dans la soupe)

Petit récit :

- Je vous propose Calais pour une semaine (note de moi : à deux heures de chez moi)

Moi : - Je pense que je vais refuser. Je prèfère plus près pour le moment.

-Mais vous savez, si vous refusez trop on ne vous proposera rien (note de moi : je n'avais jamais rien refusé auparavant).

Moi : -Je sais mais je ne peux pas

-Mais vous savez on fait des embauches en fin d'année, si vous refusez des contrats comme ça, vous ne serez pas en bonne place.

Moi : -Je sais mais je ne peux pas.

 

Et deux jours après on me rappellait pour le contrat de Villeneuve (ndm : à quinze minutes de mon domicile).

Comme je l'avais déjà souligné dans une note précédente, les CDDistes sont très flexibles à La Voix. Certains semblent même n'avoir aucune espèce de résistance à l'autorité. J'avoue qu'être lucide dans ce boulot ne permet pas de bien le vivre. Mais parfois la naïveté de certains me rend malade.

Vu le nombre de blogs qui tournent sur le sujet, je ne fais sans doute que rabacher ce qui existe, mais , selon moi, le souci de ce boulot n'est pas d'y trouver une place mais d'avoir les moyens de bien faire ce boulot. Clairement, dans les agences, une trentaine de postes devraient être pourvus pour que les éditions fonctionnent mieux.

La situation semble la même dans tous les journaux (selon d'anciens de Lannion-mon ancienne IUT, c'est le cas). Et parfois il est facile de se dire que certains laissent la situation perdurer pour laisser les jeunes pousses croire que la soumission est une composant de ce boulot.

Reste à savoir qui sont ces "certains"

27/08/2008

Ame armée

Comment se défouler efficacement ?

Recette de ce soir : INA-ICH

Prenez une jolie fille au minois de l'extrême est et une voix sacrément étrange, une bonne dose de rock et de haine.

Et pis voilà ! La plupart de ses titres sont bons et on croirait pas que tout ça sorte d'elle. Mais je vous le conseille, surtout "Ame armée" (dans le contexte actuel ça fait sourire) et "libre comme l'eau", et "crache" bon en fait tout...

Et côté boulot, quand on vous parle d'Agessa, ça risque de ne pas vous parler. Mais comprenez que mon boulot de journaliste passe sous le coup de celui d'auteur. On est donc payé en droit d'auteur. Pas de charges sociales pour l'employeur. Je pensais m'en sortir pas trop mal avec pourtant des feuillets rémunérés à 44 euros bruts (le prix moyen et conseillé par le syndic' des journalistes est de 54 euros bruts). Surprise !  C'est moi qui doit payer les charges sociales. 20 à 25% de ce que j'ai gagné selon le comptable de la boîte.

Nan mais c'est pas un peu du foutage de gueule ça ? Genre déjà je gagne des peaux de bananes mais en plus je dois couper un morceau pour que l'entreprise ne le fasse pas lui-même.

Mais comme disent les Agessa, je suis journaliste, donc la pratique est plus qu'illégale. Interdit de payer des journalistes en droits d'auteur. Deux solutions : la dénonciation anonyme, ou le fermage de tronche.

Pour le moment je choisis la deuxième solution en espérant que mes sous-entendus salariaux soient entendus par la boîte de com'.

Aïe Aïe les gars, y a du chemin pour que je puisse bosser normalement.

 
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