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10/09/2008

ANPE mon amour...

Ma dernière note pouvait faire penser que je glissais sur la pente de la résignation.

Bingo ! Mais je ne me suis résignée qu'à la fin de ma collaboration avec la Voix.

Colère passée je suis allée bon gré mal gré à la MiE de Roubaix (Maison de l'emploi). Joli lieu dans une usine desaffecté. Et voilà je suis à deux doigts d'avoir un job. Certes en stage pour quelques mois mais avec à la clef, un CDD. Qui croisons les doigts devrait déboucher sur le précieux CDI.

Je vais sans doute bosser grâce à un dispositif qui s'appelle : APR. Non pas la centrale, ça c'est EPR. Action préparatoire au recrutement. En gros, l'employeur nous prend en stage pour finir notre formation. Trois mois au max. En nous promettant un CDD de mini 6mois ensuite. Je n'ai pas bondi de joie mais j'avoue que l'idée me séduit. DIsons que dans la dèche actuelle je suis bien contente d'avoir ça de dispo.

Mais avec mon caractère pourri de journaliste, je tape APR dans gogole et je tombe sur une page d'AC!. Niarf...

M'en doutais qu'un dispositif comme ça ne pouvait pas être que théoriquement sympa. La boite ne paye que 300euros ou 600 par mois le stagiaire mais reçoit à priori 3 euros de l'heure pour la formation (ce qui fait un peu plus de 400euros par mois, d'ailleurs je n'ai pas encore identifié si c'est la boîte ou l'Etat qui file les sous au stagiaire..).

Reste que je suis d'accord, avec un CDD à la clef, ça m'enlève bien des réticences. Vu que la boîte m'a aussi assurée que le CDD devenait CDI. Bref, je vais sûrement bosser dans une boite de création de sites web et ronger mon frein de journaliste. Au pire, je travaillerai comme il se doit, mais je me rassurerai par le syndicalisme!

Et oui, ça fait aussi mal que, dixit mon père "Je travaille pour bouffer".

Ajoutons la phrase du jour de Mme la conseillière de la MiE : "Vous allez vite vous rendre copte de la réalité du monde du travail, entre les fausses promesses, et les coups fourrés..."

01/09/2008

Les deux pieds dedans et le nez pas loin

"-Bonjour, je vous appelle pour savoir si vous avez des CDD de journalistes en ce moment?

-Je vais chercher votre dossier. Ah oui... Hum... Bon votre fiche de notation est revenue de Calais et on ne vous a pas rappelé parce que c'était moyen.

-Moyen ? Je pensais que ça avait été avec le chef d'agence. L'adjointe beaucoup moins. Mais...

-Orthographe moyen. Souci du détail moyen. Originalité moyen.....Moyen quoi.

-Pourtant on m'a fait confiance sur de gros sujets.

-Oui mais c'est moyen. La fiche a été remplie par A. M.

-Ah bien sûr l'adjointe.

-Oui mais le chef d'agence nous a appelé après et... D'ailleurs j'ai la fiche de Tourcoing, c'était mauvais aussi.

-C'était il y a un an. Mais j'ai fait d'autres contrats depuis Calais.

-Oui. Mais voilà. Nous avons proposé les autres contrats aux meilleurs CDD. Si nous en avons plus tard, peut-être que nous vous rappellerons"

 

Ce "peut-être" est un jamais. Sauf qu'à la RH on accroche les CDD aux "peut-être". Depuis juin dernier, on me serine ce "peut-être". Depuis bientôt trois mois, je refuse des vacances, des petits boulots parce que "peut-être" que je pourrais continuer à faire ce si bel métier. Vous savez bien celui de JOURNALISTE. Cet être si éclairé et si héroïque que quand il écrit les stylos se pâment.

Les deux agences qui posent problème ont été les deux agences où mes convictions politiques ont quelques peu été remises en question. Le rouge teinté peu de noir ne fait pas bel effet sur les murs bleus de la presse locale. A Tourcoing, je faisais là mon premier CDD. On m'appellait la stagiaire pour faire court. Cette agence à une réputation difficile. Toutes les autres locales où je suis passée me l'ont confirmé. "Si en moins d'un mois tu as comrpis qu'il y avait une ambiance pourrie. c'est que ça devait être vraiment naze comme agence" m'a-t-on dit à Villeneuve d'Ascq. J'ai travaillé comme une dingue sur la grève des pêcheurs de Calais. Les ai suivis à 7heures du mat sur leur bateau, les ai suivis devant les CRS, les ai suivis dans leur réunions enfumées. Je pensais avoir dit ce qu'il fallait dire. Je pensais avoir fait du bon boulot. A tort.

On me taxera de mauvaise perdante. De langue de pute. De mauvais journaliste tout simplement.

Et alors ? Je prèfère aller mouiller mes godasses ailleurs que moisir dans l'attente inespérée d'un autre contrat. Ce journal me traite de nulle. Soit. A l'Huma et ailleurs on me traite autrement. Sûrement que l'école par laquelle j'ai appris le métier ne m'a pas enseigné l'écriture estampillée Voix du Nord. Vous savez, cette écriture où la situation des marins n'intéresse pas le lecteur "mais le nombre de kilomètres de bouchons sur l'autoroute si."

Toutefois (ahhh ouiiii quand même!). SI vous avez du boulot à me confier, je suis jeune, dynamique et là, j'ai légèrement les crocs.

20/07/2008

Au chomdu?

Je suis en vacances. Enfin... Si l'on veut. En fait je ne suis pas payée, je ne travaille pas. Je n'ai pas de contrat.

Comment on appelle ça déjà ? Chômage. Ah oui je me disais aussi...

Le journalisme précaire c'est ça : on attend que ça veuille bien venir en enquêtant sur des choses à droite à gauche en espérant que ça porte ses fruis plus tard. J'ai 23 ans, forcément je m'accomode facilement de cette situation. Je suis encore étudiante dans ma tête alors acheter un paquet de pâtes "prix numéro 1" je n'y vois pas de souci. Mais celui qui vit la même situation que moi et qui a, ne serait-ce que 5 ans de plus que moi, il doit avoir les glandes. Pas de thunes. Alors qu'on est en juillet et que les contrats d'août ne sont pas là non plus.

Alors on psychote un peu, et si la boîte avait lu ce blog, et si mes derniers passages à Cambrai et Béthune n'avaient pas été bien perçus ? Et si j'étais mal notée ? Et si à l'Huma il ne voulait plus m'appeller ? Et si dans les deux autres piges que j'ai, ils ne pouvaient plus m'engager ? 

Et pendant qu'on paranoïaque sur le bord de son lit, on avance pas trop. Entre Assedic qui demande des justificatifs alors qu'on ne perçoit rien de chez eux, et voiture over-gloutonne à remplir, j'ai déjà vu des vacances plus joyeuses.

Mais dans l'ensemble, ça roule. Je vois venir sur...deux mois. D'ici là, priez le pépère Rouletabille, sinon je suis sur la paille.

Allez pis dédicace à tous mes voisins nordistes qui ne doivent pas non plus se sentir en vacances sous ce ciel plus que pourri !

 
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