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24/12/2008

« Les bourgeois c'est comme les cochons... »

"Maintenant que nous savons que les riches sont des larrons, si notre père, notre mère n'en peuvent purger la terre, nous quand nous aurons grandi, nous en ferons du hachis" Louise Michel.

Je suis allée voir le film « Louise.Michel ». Pas Louise Michel mais « Louise.Michel ».

Super. J'avais vraiment aimé Altraa et je rêve de voir Avida. Et en écoutant « Là-bas si j'y suis » au boulot, je tombe sur Ruru qui cause avec les ouvrières d'une usine picarde qui causent de tuer leur patron. Juste des causeries avec les rires qui les accompagnent. Mais que les potes De Kerven et Delépine ont mis en image. Ou presque.

Si on sent qu'ils se sont, avant tout, fait plaisir derrière la caméra, on jubile pareil. Des plans léchés, réfléchis sur le tas et pourtant géniaux. Vraiment bien.  Même avec le malaise de ma copine sociologue « Ah bah... super image pour la Picardie » qui gesticule sur son siège. Mais je vous jure, certaines images font halluciner, mais il y a du vrai. L'alphabétisme, c'est pas des blagues. Les ouvriers, c'est pas des blagues. La Nin-Nin corporation, c'est pas es blagues.
Yolande Moreau qui traîne sa carcasse dans tout le film est bluffante. Une femme comme ça... c'est... c'est...ouahou.

Explosez de rire en voyant le pauvre Denis Robert, devenu agent de sécurité d'un patron réfugié dans un paradis fiscal. Et surtout, restez jusqu'à la fin. Même après le générique. Sinon vous loupez Dupontel en serbe chasseur de mouche.

 

Allez Joyeux Noël. Ce sera toujours ça.

16/12/2008

Objectivité, vous avez dit objectivité ?

Puisqu'on vous dit que ça n'existe pas. Ne vous fatiguez pas. Mais on y tend, on essaye de la toucher du doigt cette satanée valeur du journaliste qui se respecte. Sans relâche on y aspire. Mais on fait fausse route, puisque déjà on choisit les mauvais outils.

A Gravelines, dans le Nord, il n'y a pas que la centrale qui irradie la côte. La presse s'empare de la ville et envoie ses journalistes dès que ça chauffe au conseil municipal ou sur le terrain de basket. Mais pas de journalistes pour le reste de l'info. Les correspondants s'occupent de la menue info. Dans les journaux, on a l'habitude de la manoeuvre « bon, on va devoir malheureusement vous envoyer sur les sujets de nos correspondants, c'est chiant, mais elle peut pas être là donc....à vous de vous en occuper » m'a-t-on soufflé à Béthune. Un sujet de kermesse d'école qu'on nous colle dans les bras sans grande passion. les correspondants mangent les « petits » sujets à toutes les sauces et à tous les repas. Pas le choix, ils sont payés pour ça. enfin.... « Payés » dirons-nous. Ils reçoivent quelques noisettes et remplissent pourtant la moitié d'un journal. Parfois bien plus dans les hebdos. Si mes souvenirs sont bons et si les témoignages de quelques correspondants sont fiables, l'article est rémunéré une dizaine d'euros. Parfois plus, quand il est accompagné d'une photo.


Dans la plupart des agences de la Voix, les correspondants manquent et on utilise jusqu'à la moelle ceux qu'on a sous la main. Au Phare Dunkerquois, il y a quelques années, on faisait croire à de jeunes pousses que le statut s'assimilait à celui d'un journaliste. Juste pour que les étudiants restent fidèles au journal et grattent bien plus.


« A Villeneuve d'Ascq, dès qu'on a un poste à la mairie, on ne peut plus devenir correspondant » m'expliquait une jeune correspondante. A Gravelines, les correspondants de la Voix du Nord et du Phare Dunkerquois ne s'embarrassent pas de telles considérations. Le correspondant du Phare Dunkerquois est élu à la mairie de Grand-fort, de l'autre côté du chenal et les deux correspondants de la Voix sont respectivement à la communication de la ville et vice président de l'union commerciale de la Ville. En plus de se faire des fins de mois plus que confortables en plus de leur statut enviable, les correspondants bien aises ne seraient-ils pas plus sympas de laisser ces places à des journalistes en devenir avides de s'essayer aux techniques de l'écriture ?


Et quand on oublie l'objectivité forcément passée à la trappe avec de telles mains mises sur la ville où l'on intervient, forcément tout est faussé. Si les journalistes sont des "professionnels" de l'écriture payés à ne faire que ça, forcément c'est bien plus facile de se rendre indépendant, mais quand on met dans les mains des notables implantés au plus profond d'une ville, les clés de l'information... ça dérape.

 
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