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29/07/2007

No comment...?

"On est là pour faire de l'information prémachée. On s'en fout d'apprendre aux gens la différence entre géoportail et google earth. Les gens nous achetent 1 euro pour cette information pratique. Tu dois sortir des trucs marrants, genre là ce site avec les hôtels. Ou ce truc sur le tourisme. C'est ça notre boulot donner du prémaché au gens, on nous achete pour ça"...

 

...que dire de plus, ou pleurer peut-être....?

Remarquez mon master de communication à Lille3 ça va être du gateau avec ça en tête !

 

medium_photo_crs_moi_007.3.jpgPs : Bah oui c'est moi...instant de gloire pendant le CPE.. C

e qui est intéressant à y voir, c'est que la journaliste cherchait une militante (modérée) dans la crise. Elle me connaissait à travers son ancien engagement dans le même journal étudiant que moi. Ca ne montre pas vraiment que les sources sont proches des journalistes mais plus que ces derniers ont du mal à s'extirper de leur cercle social.

20/07/2007

La bonne veine

Depuis quelques mois je guette un distributeur tout près de l'Aéronef et du Tri Postal. J'y avais trouvé déjà deux boîtes vides de ce que je cherchais. Mais ça y est je vais pouvoir enfin actionner la machine. 

J'ai trouvé une seringue usagée.

Je ne me drogue bien sûr pas, peu d'alcool et pas de fumée, ni piqure ni cachets.... Mais voilà je veux faire un article sur la toxicomanie à Lille. Je passe souvent devant ce distributeur de seringues neuves et j'avais espéré pouvoir l'utiliser pour voir comment il fonctionne. Si c'est contraignant, dangereux... J'avais comme je vous l'ai dit trouvé deux boites sans seringues. Il restait ce qui s'appelle un stéri-cup où on peut faire chauffer la drogue. On y trouve aussi des petits flacons en plastique mou avec de l'eau dedans pour les injections. J'ai gardé ces deux composantes, au cas où pour comprendre et en parler auprès de ceux qui savent.

Et puis donc, en scrutant par terre une nuit dernière, j'ai trouvé une seringue. Déjà utilisée. Quelques gouttes de sang restent près de l'aiguille. Outch.

J'y ai fait attention je vous rassure, je n'ai pas touché l'aiguille !Mais je l'ai toujours. Je la garde pour l'échanger dans le distributeur. En fait, la machine récupère les seringues usagées, et restitue un jeton. Qui permet d'acquérir une nouvelle seringue. Enfin, théoriquement, justement j'aimerais voir si ça marche. Je garde donc cette seringue précieusement pour pouvoir y retourner. Pas évident, il y a un peu de passage et bizarrement c'est étrange de le faire. Oui il y a le regard des autres si des gens passent. Mais il y a aussi l'impression de vivre le quotidien de ceux qui n'en veulent plus mais qui n'ont pas le choix (ou ceux qui le veulent...).

Mais bon je vais le faire. Et en faire un reportage et aussi rencontrer les travailleurs du cèdre bleu sans doute. Et essayer de rencontrer des gens. De trouver des chiffres sur Lille. Enquête peut etre si je trouve des choses intéressantes.

Mais pendant ce temps, la seringue attend sagement dans son verre. Elle représente  un morceau de vie de quelqu'un c'est étrange et il y a ce sang. SI je me prenais pour les experts ou un truc dans ce genre, je pourrais savoir qui. Pas pourquoi mais qui. Et moi qui croyais ne jamais rien trouver. Qui me disait que ce distributeur ne servait pour personne...

 

medium_hilton.JPG

19/07/2007

Décidément...

Quelque chose me fait rire depuis quelques jours. Rire sous cape en fait. Je suis lue ! Surtout par les tourquennois... Il suffit que j'écrive "Tourcoing" dans mon texte et hop ! La plupart des institutions, des journalistes et élus de la ville, me lisent. C'est Google news qui permet cela. Il suffit de le calibrer pour que l'occurence que vous cherchez vous amène aux articles récents où votre mot fétiche se trouve.

J'ai déjà eu quelques reflexions. Genre "attention" ou "ah! c'est vous!". Apparemment, les infos sur "Tourcoing" (deux fois plus de chance d'être référencée!) sont peu nombreuses. Donc on arrive à me lire.

 Malheureusement, je viens de lire dans les statistiques une ligne qui m'effraie...on a copié l'adresse d'une photo de ce blog sur celui de Sieur Vanneste (pensez vous qu'il me lise ?) en commentaire. Et on l'a utilisé pour critiquer, j'en ris encore, le "lobby gay". Les termes se veulent injurieux. Je les trouve hilarants! Je n'ajouterai rien de plus.

J'avais pensé parler de la mairie et du journal. Mais la prudence s'impose. Vous le comprendrez. Et puis quel intérêt à court terme? En soit, la condition du journaliste en elle-même est bien plus intéressante. Mais j'aimerais souligner que je n'avais jamais vu dans n'importe quelle municipalité un tel travail de communication. C'est sûr qu'on pourrait parler de proximité. Mais je pense que le cadre d'une ville champignon (terme personnel que j'expliquerai plus tard...) qu'est Tourcoing fait qu'une certaine image doit passer au public. Ce travail est remarquable. Et même moi qui aies d'habitude la tête dure contre la communication, je dois dire que je m'émerveille tout le temps de ce qui est fait pour nous donner toutes les pistes de travail. Mais forcément ça va plus vite, forcément on nous mache le travail...

Donc comme je disais, avant de dire du bien de gens dont je devrais pourtant me méfier comme la peste ( et avant d'être interrompue par moi même comme dirait feu desproges). Pouf Pouf, donc comme je disais, je parlerais du boulot de journaliste en soi. Au sein d'une rédaction. Seul devant la source. Seul devant son écran. Au milieu d'une classe de futur comme lui. Pour que les critiques faites aux journalistes puissent simplement prendre un peu de recul. Et y a du boulot.

Il y a en ce moment, la préparation d'un cycle des médias sur Lille. Il se déroulerait courant novembre à l'Univers. Cycle des médias...alternatifs. Certains d'entre vous connaissent peut-être la Brique, le Bretzel (prix libre en vente ici), la Wassingue, l'Oeil....ce sont autant de publications qui vont se réunir à cette date là et s'autocongratuler. Et dire que le reste des médias est vendu au grand capital, que travailler dans un journal c'est accepter ce qu'il y a écrit dedans. Que tous les autres sont pourris et que c'est nous les meilleurs d'abord.

Le problème avec cette type de presse (alternative, vous me suivez?), c'est que quand on leur dit que c'est plus complexe que ça, ils nous traitent d'intellos-bobos-antianarchistes et j'en passe. Je ne suis pas là non plus pour dire que la presse dominante (se référer à G.Balbastre) est parfaite. Que tous les journalistes sont géniaux et que je brûle d'envie de faire ce boulot là pour le restant de ma vie (si en fait je veux). Mais aussi pour dire que les coincés du cul de la maudite presse alter, ils commencent à me courir sur le haricot.

La grande presse (dominante) a tout à nous apprendre. A écrire déjà. A mettre en page. A ne pas faire de fautes. A avoir des sources. A ne pas croire toutes ces sources (surtout si elles portent un manteau kaki avec marqué "mort à tout", qu'elles ont une crête sur la tête et qu'elle te disent "moi je" alors qu'elles se sont jamais sorti le doigt du...voyez quoi).

J'ai appris énormément dans la grande presse. A ne pas pleurer quand on vous assène droite sur droite verbale. A ne pas moufter quand on vous donne un énième sujet de centre aérés (sur Dunkerque tous les centres aérés ont le même thème-les même activités, on s'arrache les cheveux à essayer de ne pas écrire les même choses sur une dizaine de centres...). A gérer son temps. A devenir sociable ou à ne pas l'être. A voir qu'un changement de hiérarchie d'une année sur l'autre, vous change tout une ambiance de travail et d'écriture.

 Bref, le premier qui dit que la Voix du Nord ou Nord Eclair ou Libération (c'est pour ajouter au référencement, je pourrais ajouter le Figaro mais j'avoue que ça me ferait mal...) ne servent à rien, se fourre le doigt dans l'oeil, jusqu'où il veut (mais le plus loin sera le mieux). Je ne dit pas ça parce que j'y travaille. Je ne dis pas ça parce qu'on va me lire. Mais parce que vraiment j'y crois. Une presse alternative ne devrait pas être une solution "à la place de". Mais bien des outils de pression pour que les autres journaux travaillent mieux. 

Que les journalistes qui veulent faire un meilleur boulot puissent le faire. Puissent retrouver l'essence même de leur fonction : (au choix selon vos affinités) : frapper là où ça fait mal, parler des vrais gens, aider à comprendre, ouvrir les yeux, découvrir...

 

Ps : muck racker : fouille merde (journalistes d'investigation chez nos confrères étasuniens). Prétentieux n'est-ce pas ? Je sais...

 

medium_FH000020.JPG Cité administrative. L'enfer commence ici. Ou finit pour les plus chanceux...

 
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