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19/07/2007

Décidément...

Quelque chose me fait rire depuis quelques jours. Rire sous cape en fait. Je suis lue ! Surtout par les tourquennois... Il suffit que j'écrive "Tourcoing" dans mon texte et hop ! La plupart des institutions, des journalistes et élus de la ville, me lisent. C'est Google news qui permet cela. Il suffit de le calibrer pour que l'occurence que vous cherchez vous amène aux articles récents où votre mot fétiche se trouve.

J'ai déjà eu quelques reflexions. Genre "attention" ou "ah! c'est vous!". Apparemment, les infos sur "Tourcoing" (deux fois plus de chance d'être référencée!) sont peu nombreuses. Donc on arrive à me lire.

 Malheureusement, je viens de lire dans les statistiques une ligne qui m'effraie...on a copié l'adresse d'une photo de ce blog sur celui de Sieur Vanneste (pensez vous qu'il me lise ?) en commentaire. Et on l'a utilisé pour critiquer, j'en ris encore, le "lobby gay". Les termes se veulent injurieux. Je les trouve hilarants! Je n'ajouterai rien de plus.

J'avais pensé parler de la mairie et du journal. Mais la prudence s'impose. Vous le comprendrez. Et puis quel intérêt à court terme? En soit, la condition du journaliste en elle-même est bien plus intéressante. Mais j'aimerais souligner que je n'avais jamais vu dans n'importe quelle municipalité un tel travail de communication. C'est sûr qu'on pourrait parler de proximité. Mais je pense que le cadre d'une ville champignon (terme personnel que j'expliquerai plus tard...) qu'est Tourcoing fait qu'une certaine image doit passer au public. Ce travail est remarquable. Et même moi qui aies d'habitude la tête dure contre la communication, je dois dire que je m'émerveille tout le temps de ce qui est fait pour nous donner toutes les pistes de travail. Mais forcément ça va plus vite, forcément on nous mache le travail...

Donc comme je disais, avant de dire du bien de gens dont je devrais pourtant me méfier comme la peste ( et avant d'être interrompue par moi même comme dirait feu desproges). Pouf Pouf, donc comme je disais, je parlerais du boulot de journaliste en soi. Au sein d'une rédaction. Seul devant la source. Seul devant son écran. Au milieu d'une classe de futur comme lui. Pour que les critiques faites aux journalistes puissent simplement prendre un peu de recul. Et y a du boulot.

Il y a en ce moment, la préparation d'un cycle des médias sur Lille. Il se déroulerait courant novembre à l'Univers. Cycle des médias...alternatifs. Certains d'entre vous connaissent peut-être la Brique, le Bretzel (prix libre en vente ici), la Wassingue, l'Oeil....ce sont autant de publications qui vont se réunir à cette date là et s'autocongratuler. Et dire que le reste des médias est vendu au grand capital, que travailler dans un journal c'est accepter ce qu'il y a écrit dedans. Que tous les autres sont pourris et que c'est nous les meilleurs d'abord.

Le problème avec cette type de presse (alternative, vous me suivez?), c'est que quand on leur dit que c'est plus complexe que ça, ils nous traitent d'intellos-bobos-antianarchistes et j'en passe. Je ne suis pas là non plus pour dire que la presse dominante (se référer à G.Balbastre) est parfaite. Que tous les journalistes sont géniaux et que je brûle d'envie de faire ce boulot là pour le restant de ma vie (si en fait je veux). Mais aussi pour dire que les coincés du cul de la maudite presse alter, ils commencent à me courir sur le haricot.

La grande presse (dominante) a tout à nous apprendre. A écrire déjà. A mettre en page. A ne pas faire de fautes. A avoir des sources. A ne pas croire toutes ces sources (surtout si elles portent un manteau kaki avec marqué "mort à tout", qu'elles ont une crête sur la tête et qu'elle te disent "moi je" alors qu'elles se sont jamais sorti le doigt du...voyez quoi).

J'ai appris énormément dans la grande presse. A ne pas pleurer quand on vous assène droite sur droite verbale. A ne pas moufter quand on vous donne un énième sujet de centre aérés (sur Dunkerque tous les centres aérés ont le même thème-les même activités, on s'arrache les cheveux à essayer de ne pas écrire les même choses sur une dizaine de centres...). A gérer son temps. A devenir sociable ou à ne pas l'être. A voir qu'un changement de hiérarchie d'une année sur l'autre, vous change tout une ambiance de travail et d'écriture.

 Bref, le premier qui dit que la Voix du Nord ou Nord Eclair ou Libération (c'est pour ajouter au référencement, je pourrais ajouter le Figaro mais j'avoue que ça me ferait mal...) ne servent à rien, se fourre le doigt dans l'oeil, jusqu'où il veut (mais le plus loin sera le mieux). Je ne dit pas ça parce que j'y travaille. Je ne dis pas ça parce qu'on va me lire. Mais parce que vraiment j'y crois. Une presse alternative ne devrait pas être une solution "à la place de". Mais bien des outils de pression pour que les autres journaux travaillent mieux. 

Que les journalistes qui veulent faire un meilleur boulot puissent le faire. Puissent retrouver l'essence même de leur fonction : (au choix selon vos affinités) : frapper là où ça fait mal, parler des vrais gens, aider à comprendre, ouvrir les yeux, découvrir...

 

Ps : muck racker : fouille merde (journalistes d'investigation chez nos confrères étasuniens). Prétentieux n'est-ce pas ? Je sais...

 

medium_FH000020.JPG Cité administrative. L'enfer commence ici. Ou finit pour les plus chanceux...

Commentaires

Ah la bonne conscience des journalistes... tu me fais bien rire avec ton blog ma choupette... Tu te fais défenseur des causes perdues alors que tu travail au SMIC pour le grand capital...quel sacerdoce. Et puis tu as si peur que ça de perdre ton fichu boulot pour ne pas oser parler des rapports entre la VDN et la ville de Tourcoing ? Ils ont dû te mettre une sacrée pression dis-donc du genre...." attention, à Lille ils vont sûrement pas apprécier que tu dévoile la cuisine interne du journal..."
Bidon!!!! C'est un blog bidon

Écrit par : Paul saggel | 31/07/2007

En plus t'écris comme un pied !

Écrit par : Paul saggel | 31/07/2007

Quand on critique autant le faire en oubliant les fautes d'ortographe... Juste un peu minable comme attitude m'sieur Paul. Des pressions? Saviez-vous que vous pouvez être licencié pour avoir publiquement dénigré ou attaqué votre employeur? Allez voir la jurisprudence sur ce sujet...

Écrit par : lautre | 31/07/2007

quand on ne sait pas quoi dire, on attaque sur les fôtes d'orthographes... Quand on écrit tord comme ça, il n'y a pas de quoi être fier..j'espère que tu n'écris pas comme ça dans la voix du nord, sinon c'est pas pour avoir dénigré ton employeur que tu te feras viré...

Écrit par : paulsaggel | 01/08/2007

tu devrais peut-être persevérer dans ta voix...serveuse de bar histoire de pouvoir tord(re) les torchons (pas la VDN !) en toute quiétude.

Écrit par : laurent bailly | 01/08/2007

Je suis tombé sur votre blog et j'ai apprécié la description de ton travail chez momo puis j'ai lu ton histoire de seringue...Je suis prof à l'ESJ et à vrai dire, vous n'avez rien compris au métier de journaliste. Faire les poubelles pour récupérer des seringues usagées, je me demande où vous comptez aller comme ça. Peut-être vous prenez-vous pour une Paul Chatwin ou une Albert Londres du journalisme contemporain mais j'ai peur que vous vous fourvoyez. Vous êtes bonne pour une pige à Voici ou continuer d'errer de CDD en CDD à la Voix du nord, surtout quand on connaît leur politique de gestion des ressources humaines.
Le journalisme français est gangréné par de pseudos révolutionnaires, faux bobo et vrais escrocs et malheureusement, j'ai l'impression que vous en faites partie.

Écrit par : Laurent Bonnefeuille | 01/08/2007

C'est quand même dommage de critiquer le futur cycle des médias sans se renseigner un peu sur ce que les gens veulent en faire (non de l'autocongratulation mais bien un espace d'échanges pour mieux informer). Je participe au journal La Brique et nous ne nous sentons pas comme "les meilleurs", critiquant à tout va tous les médias dit dominants qui peuvent exister. Nous avons une position assez critique sur ce système médiatique (cf. notre article sur La Voix du Nord dispo sur le site) , mais ce qui nous motive avant tout, c'est de produire une information documentée qui permette aux gens de s'en emparer, que cette info soit un outil.
Bien sûr, tu y trouveras des fautes d'orthographe, des styles divers ( ce que apparemment tu n'aimes pas mais pour moi cela reflète la diversité des styles et des façons d'écrire, et cela permet à des gens de différentes "classes" sociales de s'exprimer), une mise en page pas toujours forcément claire, des prises de positions idéologiques qui peuvent faire peur à celles et ceux qu'on peut appeler les possédants...mais cette information alternative a avant tout le mérite d'exister et de mettre en question ce que fait le journalisme(ste) "officiel", les médias dominants comme tu dis.
De là à renvoyer les gens qui essaient de s'emparer et de produire de l'information, c'est un peu limite. Si les infos qu'on nous donne sur la région étaient satisfaisantes, il n'y aurait pas tant de journaux alter.
Par contre je suis assez d'accord pour arrêter de crtiquer les médias, et de se faire nos propres médias.
Bref, peut-être te verra-t-on en novembre pour en discuter au lieu de tirer à boulets rouge bien caché derrière ton ordi.

Écrit par : samba | 01/08/2007

effectivement c'est un bien mauvais échantillon de ce qu'on est en droit d'attendre de "compatriotes" journalistes ou tout autre "camarade" se sentant explicitement pris pour cible par une critique radicale.

Positionnement caricaturé (libé ne sert à rien ? il me semble au contraire qu'il es très "utile"... La grande presse c'est de la merde ? il m'avait semblé entendre beaucoup plus de nuances que ça dans la bouche des "alter journalistes"...)

Analogies plus que douteuse (la figure du punk fils de bonne famille qui ne fait que profiter du système. celle là on me l'a jamais faite tiens... un sacré concept à vrai dire, j'en tremble)

Hommage qui ne l'est pas moins aux vertus du professionnalisme (quelle mérite à devoir ressasser les mêmes conneries sur des centres aérées, quelle mérite à comprendre qu'un chef de rédaction débile ne vaut pas un chef de rédaction intelligent ?)

Quand aux litanies sur les fautes d'orthographes et la présentation.... il m'avait semblé que l'art de l'écriture n'était pas réservée à la noblesse... si ? ha bon... à quand la critique de ces gens qui ne savent pas parler et qui osent s'attaquer à ceux qui maîtrise pouvoir et langage ? Lutte des classes tu n'es pas loin...

franchement, si les critiques de la presse dite alternative sont tous aussi compétentes que l'auteur-E de ce présent texte, nous n'avons vraiment pas à nous inquiéter pour sa survie. Et déjà pour s'en débarraser une plus simple et élémentaire remise en place du sujet :

tu veux te mettre au service de la grande presse ? tu en veux aux critiques radicales dont tu te sens proches de les formuler si âprement ? Ce n'est pas nous qui te portertons le blâme de vouloir te salarier pour Libé ou 20 min. Nous pouvons même rester ami-E. Toujours est-il que la radicalité des positions de certains et certaines n'auront pas à faiblir du fait que tu ais fait ce choix... et ceci pour une simple raison, c'est que d'autres ont refusé de le faire et pour de TRES BONNES RAISONS...

Le radicalisme à sûrement beaucoup à apprendre et a besoin de beaucoup de critiques, car la position qu'il tient est une forme de paradoxe permanent qui la rend difficile à tenir. Et par ailleurs et comme partout, il est lieu de beaucoup de bêtises aussi. Pour autant, le radicalisme n'a aucun besoin de la légitimité d'un système qu'il dénonce et d'individus qui se mettent à son service et qui plus est tentent de le défendre. La radicalité a besoin de critiques de gens qui sont prêts à se battre pour elle. Et non contre elle. Salarié de Libé ou pas, la question importe peu.

les "anarchisants" - n'en déplaise à l'auteur-E - sont aussi présents dans les rédactions de plus grands journaux.
Les réactionnaires le sont tout autant des les rédaction de la presse alternatives...

la question est alors de principe. Aujourd'hui les pricnipes, on a tendance à s'en moquer. on en rigole doucement. "question de pricnipe" est devenu le moyen pour dire le superflu - souvent pour éviter d'avoir à affronter l'essentiel.

Personnellement, les principes, c'est pour moi le plus sûr moyen que j'ai trouvé pour rester - tant bien que mal - la tête haute. Le plus sûr moyen qui puisse me rendre assez courageux - parfois - pour prendre position, dus-je être seul contre tous.

Écrit par : sans nom | 02/08/2007

Ne lâche rien. Ni aux uns, ni aux autres. Laurent et Samba te critiquent ? T'es sûr la bonne ... voix (pardon).

Écrit par : article33 | 18/08/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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